

Cette demeure seigneuriale, vieux manoir plusieurs fois
restauré appelé le Château de Montenon
et devant dater du XIVe siècle,
a été la
propriété de la famille De Grailly.
A l'époque des guerres de religion (fin XVème
début XVIème siècle) des
souterrains relièrent différentes places fortes,
châteaux et abbayes.
En ce qui concerne "Le Châtelet", un souterrain venant de
l'abbaye du
Château Landon aboutissant aux deux tiers du puits
situé à la deuxième
terrasse de la propriété ( reste du puits
toujours visibles, mais accès
difficile et souterrains impraticables).
Le premier seigneur dit " Messire Jean de Grailly, seigneur de
Châlette, Montenon, la Forêt Grailly, Angibault et
Falleville en Beauce.
Cette importante famille conserva ce domaine plusieurs
siècles,
puisqu'au début du XVII e siècle, on trouve
Lancelot de Grailly, fils
de Louis de Grailly, seigneur de Châlette, Montenon et les
Grèves.
Ce domaine d'une superficie de près de 75 hectares
possédait une
manoeuvrerie (ferme) attenant à la maison de
maître, et plusieurs
dépendances. Il possédait, en outre, trois autres
manoeuvreries dans le
voisinage, dont la ferme Blot.
En 1750, un moulin se trouvait au pied de la demeure seigneuriale et
était alimenté par la rivière de
l'Oiseau blanc (L'Oiseau bleu ou Osier
blanc). Ce moulin fut vendu le 7 décembre 1750 au Prince,
Monseigneur
Louis, duc d'Orléans, demeurant en son palais royal
à Paris, paroisse
Saint-Eustache. Accepté par Mr Louis de Regemorte, directeur
des canaux
d'Orléans et de Loing, pour la construction du canal de
loing. Lettres
patentes de novembre 1719. Parvenant Estienne Trouillet, notaire,
tabellion, garde-notes du Roi à Montargis-le-franc.
La propriété comprend alors deux corps
de bâtiment : la maison
de maître donnant d'une part sur la cour, dite " d'honneur "
avec
bassin et grille donnant sur la rue, et un corps de ferme ouvrant sur
la route par une grande et large porte rue, flanqué de part
et d'autre
d'un petit logement, clapier, poulailler, bûcher et
pigeonnier. En
ruines, ces bâtiments ont été abattus
vers 1972. N'ont subsisté que le
pigeonnier, le bûcher et le poulailler…